Le viaduc de la calanque du Jonquier fait partie de ces trésors cachés de la Côte Bleue qui émerveillent dès le premier regard. Cette arche ferroviaire, perchée au-dessus d’une calanque sauvage, offre un spectacle unique où le patrimoine industriel se fond dans un paysage méditerranéen préservé. Situé sur la commune d’Ensuès-la-Redonne entre Marseille et Carry-le-Rouet, ce site accessible aux randonneurs demande néanmoins quelques précautions. Entre panoramas spectaculaires, baignade dans des eaux cristallines et respect d’un environnement fragile, voici tout ce qu’il faut savoir pour découvrir ce lieu remarquable en 2026.
Situer le viaduc de la calanque du Jonquier et préparer votre visite

La calanque du Jonquier se niche dans un secteur encore épargné par le tourisme de masse, ce qui contribue à son charme authentique. Une bonne préparation garantit une expérience réussie, loin des déconvenues liées aux accès fermés ou aux conditions météo défavorables.
Où se trouve exactement le viaduc de la calanque du Jonquier et comment y aller
Le viaduc domine la calanque du Jonquier sur le territoire de la commune d’Ensuès-la-Redonne, à environ 30 kilomètres à l’ouest de Marseille. Pour vous y rendre, deux options principales s’offrent à vous. La première consiste à emprunter le train de la Côte Bleue, cette ligne mythique qui relie Marseille à Miramas en longeant le littoral. Descendez à la gare de Niolon ou celle de La Redonne-Ensuès, puis rejoignez les sentiers côtiers par des chemins balisés.
La seconde option est la voiture : depuis Marseille, prenez la D5 en direction de Carry-le-Rouet, puis suivez les indications vers Ensuès-la-Redonne. Des parkings sommaires existent à proximité des points de départ des sentiers, mais les places restent limitées en haute saison. Comptez ensuite entre 20 et 45 minutes de marche selon votre point de départ, sur des chemins parfois pentus et caillouteux. Une application de randonnée ou une carte IGN s’avèrent utiles pour éviter les fausses pistes.
Meilleure période et conditions pour profiter pleinement du site naturel
Le calendrier joue un rôle déterminant dans votre expérience. Les mois d’avril, mai, juin, septembre et octobre offrent les conditions idéales : températures agréables, lumière douce pour la photographie et fréquentation modérée. En revanche, de juillet à août, la chaleur devient écrasante et les arrêtés préfectoraux de fermeture des massifs se multiplient en raison du risque incendie élevé.
Avant chaque sortie, consultez le site de la préfecture des Bouches-du-Rhône qui publie quotidiennement l’état d’ouverture des massifs. Le mistral, ce vent du nord puissant, peut également rendre la balade désagréable et dangereuse près des falaises. Privilégiez les journées calmes et évitez les périodes de forte houle si vous souhaitez descendre jusqu’au bord de l’eau.
Précautions de sécurité et respect de l’environnement autour de la calanque
La calanque du Jonquier n’a rien d’une plage aménagée : absence de surveillance, de sanitaires et de points d’ombre artificiels. Prévoyez des chaussures de randonnée fermées avec une bonne accroche, au moins 1,5 litre d’eau par personne en période chaude, et de la crème solaire. Les passages escarpés, surtout lors de la descente vers la mer, exigent de la prudence, particulièrement après la pluie quand les roches calcaires deviennent glissantes.
Sur le plan environnemental, la règle reste simple : ne laissez aucune trace de votre passage. Ramenez tous vos déchets, y compris les mégots et les épluchures. Restez sur les sentiers existants pour éviter l’érosion et ne cueillez pas les plantes. La flore méditerranéenne, notamment les chênes kermès et les genévriers de Phénicie, met des décennies à se régénérer après un piétinement répété.
Comprendre l’histoire et le rôle du viaduc de la calanque du Jonquier

Derrière la beauté visuelle du viaduc se cache une histoire technique fascinante. Cet ouvrage d’art témoigne des prouesses d’ingénierie du début du XXe siècle et de la volonté de relier les villages côtiers malgré un relief hostile.
Un viaduc ferroviaire au cœur de la ligne de la Côte Bleue
La ligne Marseille-Miramas par la Côte Bleue fut construite entre 1908 et 1915 pour offrir une alternative au tracé intérieur existant. Les ingénieurs ont dû franchir une succession de calanques profondes, ce qui a nécessité la construction de plusieurs viaducs métalliques et en maçonnerie. Le viaduc de la calanque du Jonquier s’inscrit dans cette série d’ouvrages spectaculaires, aux côtés de ceux de Niolon, de Méjean ou de Carry-le-Rouet.
Sa structure en arches de pierre permet aux trains de circuler à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du niveau de la mer. Aujourd’hui, la ligne reste active et accueille des trains régionaux TER qui transportent habitants et visiteurs le long du littoral. Le passage d’un train au-dessus de la calanque constitue d’ailleurs un moment photographique recherché par les amateurs.
Comment le viaduc s’intègre au paysage de la calanque et de la Côte Bleue
L’insertion du viaduc dans son environnement naturel crée un contraste saisissant. Les arches en pierre calcaire reprennent les teintes des falaises environnantes, ce qui adoucit visuellement l’impact de l’infrastructure. Depuis certains points de vue, le viaduc semble prolonger naturellement la roche, formant un pont entre deux versants escarpés.
Cette harmonie entre le bâti et le naturel caractérise la Côte Bleue dans son ensemble. Contrairement à d’autres régions littorales où les constructions ont défiguré le paysage, ici, les viaducs structurent la vue sans l’écraser. Ils sont devenus des repères visuels, des éléments identitaires qui participent à l’attractivité touristique du territoire.
Impact touristique discret mais réel sur la calanque du Jonquier
Bien que moins célèbre que les calanques de Cassis ou de Marseille, la calanque du Jonquier attire une clientèle croissante de connaisseurs. Randonneurs, photographes et baigneurs en quête de tranquillité découvrent progressivement ce site via les réseaux sociaux et les blogs de voyage. Cette notoriété grandissante présente des avantages, comme la valorisation du patrimoine local, mais aussi des risques de surfréquentation.
Les périodes de week-end ensoleillé voient déjà les sentiers se remplir, avec parfois des difficultés de stationnement et des dégradations environnementales. Une fréquentation respectueuse et étalée dans le temps permettra de préserver durablement le caractère sauvage du lieu. Les autorités locales surveillent l’évolution de la situation pour adapter la gestion du site si nécessaire.
Profiter des meilleurs points de vue et itinéraires autour du viaduc
Selon l’angle choisi, le viaduc de la calanque du Jonquier révèle des facettes différentes. Entre hauteurs panoramiques et proximité de la mer, plusieurs options s’offrent aux visiteurs pour composer leur propre parcours.
Quels sont les meilleurs spots pour observer et photographier le viaduc
Le point de vue le plus classique se situe sur le sentier côtier en balcon, à environ 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. De là, vous embrassez d’un seul regard le viaduc, la calanque et l’horizon méditerranéen. La lumière du matin, entre 8h et 10h, illumine la façade est du viaduc et révèle les détails des arches. En fin de journée, le coucher de soleil offre une ambiance plus chaude, avec des teintes orangées qui se reflètent sur la mer.
Pour une perspective différente, descendez jusqu’à la plage de galets au fond de la calanque. Depuis cet emplacement, le viaduc domine la scène et sa hauteur impressionne davantage. Les photographes apprécient particulièrement ce cadrage vertical qui met en valeur l’élancement de l’ouvrage. Attention toutefois à la marée et aux vagues qui peuvent lécher les rochers lors des coups de vent.
Idées de randonnées et balades accessibles autour de la calanque
Plusieurs itinéraires permettent d’intégrer le viaduc de la calanque du Jonquier dans une boucle de 2 à 4 heures. Un parcours apprécié consiste à partir du village d’Ensuès-la-Redonne, descendre vers la calanque du Jonquier, longer la côte jusqu’à la calanque voisine de Méjean, puis remonter par les hauteurs. Ce circuit cumule environ 8 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé positif.
| Itinéraire | Distance | Dénivelé | Durée estimée | Difficulté |
|---|---|---|---|---|
| Boucle Ensuès – Jonquier – Méjean | 8 km | 300 m | 2h30 – 3h | Moyenne |
| Aller-retour gare La Redonne – Jonquier | 4 km | 150 m | 1h30 – 2h | Facile |
| Grande boucle des calanques (Niolon – Jonquier) | 14 km | 500 m | 4h – 5h | Sportive |
Pour les familles avec enfants, l’aller-retour depuis la gare de La Redonne-Ensuès reste l’option la plus raisonnable. Le balisage jaune facilite l’orientation, mais une carte reste recommandée car certains embranchements peuvent prêter à confusion.
Combiner baignade, observation du viaduc et découverte de la côte
Quand les conditions le permettent, la baignade dans la calanque du Jonquier procure un plaisir rare. L’eau y est généralement limpide, avec des fonds rocheux peuplés de poissons et d’oursins. La profondeur augmente rapidement, ce qui convient bien aux nageurs confirmés mais demande de la vigilance pour les enfants. Aucun poste de secours n’étant présent, chacun évolue sous sa propre responsabilité.
Après la baignade, profitez de l’ombre des rochers pour pique-niquer en levant régulièrement les yeux vers le viaduc. L’alternance entre moments aquatiques et contemplation architecturale compose une journée équilibrée. Certains visiteurs complètent l’expérience par une exploration des sentiers sous-marins avec masque et tuba, découvrant ainsi la richesse de la faune méditerranéenne.
Conseils pratiques, réglementation locale et alternatives sur la Côte Bleue
Quelques informations complémentaires vous éviteront les désagréments et enrichiront votre compréhension du territoire. Entre règles de sécurité ferroviaire et sites voisins à découvrir, voici ce qu’il faut retenir.
Quelles règles respecter près des voies ferrées et des massifs littoraux
Le viaduc reste un ouvrage ferroviaire actif : il est formellement interdit de marcher sur les voies, de franchir les clôtures ou de s’approcher des installations techniques. Les trains circulent régulièrement et peuvent surprendre par leur vitesse. Respectez scrupuleusement les panneaux d’interdiction et gardez une distance de sécurité avec l’infrastructure.
Concernant les massifs, le préfet des Bouches-du-Rhône émet des arrêtés de fermeture en fonction du niveau de risque incendie, évalué quotidiennement. Ces restrictions s’appliquent généralement de juin à septembre et peuvent interdire tout accès aux espaces naturels. Consultez le site de la préfecture ou appelez le numéro d’information dédié avant de partir. Toute infraction expose à des amendes et met en danger votre sécurité comme celle des secours.
Alternatives de calanques et viaducs à découvrir sur la Côte Bleue
Si l’accès à la calanque du Jonquier est fermé ou si vous souhaitez varier les découvertes, d’autres sites de la Côte Bleue méritent le détour. La calanque de Niolon, située quelques kilomètres plus à l’ouest, propose un village pittoresque, un petit port de pêche et son propre viaduc spectaculaire. L’ambiance y est plus animée, avec des restaurants en bord de mer.
Plus à l’est, la calanque de Méjean offre une atmosphère intermédiaire entre sauvage et accessible. Les calanques de Carry-le-Rouet, notamment celle du Cap Rousset, constituent également d’excellentes alternatives avec des équipements plus développés. Chacune possède son caractère propre, permettant de composer un séjour riche en découvertes le long de cette côte préservée.
Préparer une sortie responsable et mémorable sur ce littoral fragile
Réussir sa visite du viaduc de la calanque du Jonquier tient autant à la préparation qu’au comportement sur place. Partez tôt le matin pour éviter la foule et la chaleur, emportez un sac pour vos déchets et limitez le bruit qui dérange la faune. Si vous venez en groupe, échelonnez les départs pour ne pas saturer les sentiers étroits.
Pensez également à partager vos photos avec discernement sur les réseaux sociaux. La géolocalisation précise contribue parfois à une surfréquentation rapide de sites fragiles. Privilégiez les descriptions générales plutôt que les coordonnées GPS exactes. En adoptant ces réflexes simples, vous contribuez à préserver ce patrimoine naturel et culturel exceptionnel pour les générations futures, tout en profitant pleinement d’une expérience authentique entre mer et montagne.
Le viaduc de la calanque du Jonquier incarne cette rencontre unique entre patrimoine ferroviaire et nature méditerranéenne. Avec une bonne préparation, le respect des règles de sécurité et une approche responsable, votre visite restera gravée dans votre mémoire comme un moment rare, loin de l’agitation des sites touristiques traditionnels.
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