Vous préparez un voyage en Albanie et vous vous demandez concrètement comment vous déplacer sur place ? Entre la voiture de location, les bus locaux, les minibus « furgons » et les taxis, chaque option a ses avantages… et ses pièges. Le réseau de transports albanais peut sembler un peu déroutant au premier abord, surtout si vous êtes habitué aux horaires digitalisés et aux gares modernes. Mais avec les bons repères, vous pourrez organiser vos déplacements sereinement et profiter pleinement de votre séjour. Voici un guide complet pour choisir les bons moyens de transport selon votre itinéraire, votre budget et votre façon de voyager, sans perdre de temps une fois sur place.
Choisir le bon mode de transport en Albanie selon votre voyage
En Albanie, il n’existe pas un « meilleur » moyen de transport universel, mais des options plus ou moins adaptées selon que vous restiez en ville, longiez la Riviera albanaise ou exploriez les montagnes. Votre choix dépendra principalement de trois facteurs : la nature de votre itinéraire, votre budget et votre recherche de flexibilité. Certains voyageurs privilégient la liberté totale d’une voiture de location, tandis que d’autres apprécient l’authenticité et l’économie des transports publics locaux. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez même combiner plusieurs options au cours d’un même séjour.
Voiture de location ou transports publics en Albanie, comment arbitrer intelligemment
La voiture offre une grande liberté pour explorer des zones rurales ou difficilement accessibles en bus, surtout dans le nord montagneux ou pour enchaîner plusieurs plages isolées de la Riviera. Vous pouvez partir quand vous voulez, vous arrêter sur les points de vue spectaculaires et modifier votre itinéraire selon vos envies. Cependant, elle implique de gérer la conduite locale parfois sportive, le stationnement en haute saison et un budget plus élevé entre la location, le carburant et les assurances.
Les transports publics, de leur côté, sont extrêmement économiques avec des trajets qui dépassent rarement 10 euros même pour de longues distances. Ils offrent aussi une immersion authentique dans la vie locale et vous évitent le stress de la conduite. Leur principal inconvénient réside dans des horaires parfois approximatifs, peu d’informations en ligne et une moindre flexibilité pour les détours spontanés. Si vous voyagez léger et que votre itinéraire suit les grands axes touristiques, les transports publics sont une excellente option.
Se déplacer en Albanie sans voiture est-ce vraiment pratique au quotidien
Voyager sans voiture est tout à fait possible et même agréable si vous concentrez votre séjour sur les destinations principales. Tirana, Berat, Gjirokastër, Shkodër et les stations de la Riviera albanaise comme Saranda, Himara ou Dhermi sont toutes bien desservies par les bus et minibus. Vous pourrez facilement passer d’une ville à l’autre en journée et organiser votre séjour autour de ces liaisons régulières.
En revanche, pour des randonnées dans le parc national de Theth ou Valbona dans les Alpes albanaises, certains lacs isolés ou des villages de montagne authentiques, vous dépendrez de transferts privés, de taxis partagés ou d’excursions organisées. Ces options existent et sont même bien rodées pour les sites touristiques les plus populaires, mais demandent une organisation préalable et représentent un surcoût. Plusieurs voyageurs optent pour une approche mixte : transports publics pour les grandes liaisons, et location de voiture ou transfert privé pour deux ou trois jours d’exploration plus aventureuse.
Quels temps de trajet prévoir entre les principales villes albanaises
Les distances paraissent courtes sur la carte, mais l’état de certaines routes, les travaux et le trafic peuvent considérablement rallonger les trajets. Il est essentiel d’anticiper ces durées pour ne pas surcharger votre programme et garder du temps pour profiter réellement de chaque destination.
| Trajet | Distance | Temps en voiture | Temps en bus |
|---|---|---|---|
| Tirana – Berat | 120 km | 2h – 2h30 | 2h30 – 3h |
| Tirana – Saranda | 280 km | 4h – 5h | 5h – 7h |
| Tirana – Shkodër | 100 km | 1h30 – 2h | 2h – 2h30 |
| Tirana – Gjirokastër | 230 km | 3h30 – 4h | 4h30 – 5h30 |
| Saranda – Himara | 70 km | 1h30 | 1h30 – 2h |
Pour les trajets vers les Alpes albanaises comme Theth ou Valbona, comptez une journée complète depuis Tirana avec des correspondances et des portions de routes de montagne sinueuses. Prévoyez toujours une marge de sécurité dans vos planifications, surtout si vous devez attraper un ferry ou un vol de retour.
Utiliser les transports publics en Albanie sans stress

Les bus et minibus constituent le cœur du système de transport en Albanie et permettent de voyager à travers tout le pays pour quelques euros seulement. Certes, ils peuvent dérouter les voyageurs habitués aux gares modernes avec affichages digitalisés et réservations en ligne, mais avec quelques repères simples, vous pourrez les utiliser facilement. L’essentiel est de comprendre leur fonctionnement, de savoir où les trouver et d’accepter une certaine flexibilité sur les horaires.
Comment fonctionnent les bus en Albanie horaires, gares et billets
Les bus longue distance relient les grandes villes albanaises depuis des gares routières appelées stacioni i autobusëve. Ces bus suivent généralement les principaux axes routiers et proposent des tarifs très abordables, rarement supérieurs à 10 euros même pour traverser le pays. Par exemple, un trajet Tirana-Saranda coûte environ 1 500 à 2 000 leks (13 à 18 euros) et Tirana-Berat environ 400 leks (3,50 euros).
Les horaires sont parfois affichés dans les gares routières, mais ils peuvent varier légèrement selon la saison ou le remplissage. Il est donc conseillé d’arriver 15 à 30 minutes en avance et de demander confirmation au guichet ou directement aux chauffeurs. Le paiement se fait généralement en espèces auprès du conducteur ou d’un contrôleur qui passe dans le bus. Gardez toujours des leks sur vous, car les euros ne sont pas toujours acceptés et le change peut être défavorable.
Pour les trajets les plus touristiques, notamment vers Saranda ou la côte, il existe quelques compagnies qui permettent une réservation en ligne ou par téléphone, mais cela reste minoritaire. La plupart du temps, vous achèterez votre billet sur place le jour même.
Comprendre les furgons albanais ces minibus qui vont partout ou presque
Les furgons sont des minibus privés qui complètent brillamment le réseau officiel de bus, surtout pour les liaisons régionales, les villages et certaines plages. Reconnaissables à leur petite taille, ils transportent généralement entre 8 et 15 passagers et offrent une grande souplesse de desserte. Vous les trouverez souvent garés près des gares routières ou à des points de départ spécifiques pour chaque destination.
Leur particularité principale : ils partent souvent quand ils sont pleins plutôt qu’à une heure fixe. Sur les axes populaires comme Saranda-Himara ou Shkodër-Theth, cela signifie des départs fréquents tout au long de la matinée et en début d’après-midi. En revanche, pour des destinations moins fréquentées, vous pourriez attendre entre 30 minutes et une heure que le véhicule se remplisse. Cette flexibilité demande de la patience, mais offre en contrepartie une grande fréquence et des tarifs similaires ou même inférieurs aux bus classiques.
L’ambiance dans les furgons est généralement conviviale et authentique, avec souvent de la musique locale et des échanges spontanés entre passagers. C’est une expérience de voyage en soi, idéale pour ceux qui recherchent l’immersion.
Où trouver les bus et minibus dans les principales villes du pays
À Tirana, il n’existe pas une gare routière centrale unique, mais plusieurs points de départ selon les directions. Les bus vers le nord (Shkodër) partent généralement du terminal près de l’ancienne gare ferroviaire, tandis que ceux vers le sud (Saranda, Gjirokastër, Vlora) partent souvent du secteur de Laprakë ou de la station près du marché aux puces. Pour les destinations de l’est, un autre point existe du côté de la route nationale. Renseignez-vous auprès de votre hébergement pour connaître le bon terminal selon votre destination.
À Berat, les bus et furgons partent d’une petite gare routière située en contrebas de la vieille ville. À Gjirokastër, le point de départ se trouve également en ville basse, près du marché. À Saranda, la gare routière est facilement identifiable en centre-ville, avec des départs réguliers vers Tirana, Gjirokastër et les plages de la Riviera. À Shkodër, les bus partent d’une station proche du centre-ville avec des liaisons vers Tirana, la frontière du Monténégro et les Alpes albanaises.
Dans certains villages ou petites stations balnéaires, les départs se font simplement depuis un carrefour, un café ou un parking connu localement. N’hésitez pas à demander aux habitants ou à votre hôte où se trouve le point de départ, ils seront ravis de vous aider.
Conduire et louer une voiture en Albanie en toute sérénité

La location de voiture est souvent citée comme le meilleur moyen de découvrir l’Albanie en profondeur et à votre rythme. Elle vous offre une liberté totale pour explorer les criques isolées, les villages de montagne et modifier votre itinéraire au gré de vos découvertes. Cependant, la conduite locale, l’état de certaines routes et les conditions d’assurance méritent d’être bien compris avant de réserver. Cette section vous aide à évaluer si conduire en Albanie vous convient vraiment et à le faire dans de bonnes conditions.
Conduire en Albanie est-ce dangereux ou simplement différent de chez vous
La conduite en Albanie peut paraître plus sportive qu’en Europe de l’Ouest, mais elle n’est pas fondamentalement dangereuse si vous restez prudent et adaptez votre comportement. Les principaux défis sont un respect parfois approximatif du code de la route, des dépassements audacieux et une signalisation inégale, surtout sur les routes secondaires. Les ronds-points peuvent surprendre avec des conducteurs qui ne cèdent pas toujours le passage, et les deux-roues se faufilent régulièrement entre les voitures.
Sur les routes de montagne et dans les villages, vous croiserez des piétons, des animaux domestiques et parfois des charrettes ou tracteurs qui roulent lentement. La nuit, évitez de rouler si possible car l’éclairage routier est rare et certains véhicules circulent avec des feux défaillants. En journée, sur les grands axes comme la route Tirana-Durrës ou la nationale vers le sud, la conduite reste fluide et similaire aux standards européens.
Les voyageurs qui ont l’habitude de conduire dans des pays méditerranéens ou d’Europe du Sud s’adaptent généralement très vite. L’essentiel est de rester attentif, de ne pas se presser et de conduire de manière défensive. Après quelques heures, la plupart des conducteurs se sentent à l’aise.
Bien choisir sa voiture de location en Albanie assurances et type de véhicule
Pour la Riviera albanaise et les liaisons entre grandes villes sur routes goudronnées, une citadine ou une compacte suffit largement. Ces véhicules sont économiques en carburant et plus faciles à garer dans les ruelles étroites de Berat ou Gjirokastër. Si vous prévoyez d’explorer les montagnes, notamment les routes vers Theth, Valbona, le lac Koman ou certaines plages isolées accessibles par pistes, un SUV ou au minimum un véhicule avec une garde au sol élevée devient indispensable.
Concernant les assurances, vérifiez toujours en détail les conditions du contrat de location. La responsabilité civile est obligatoire, mais l’assurance tous risques avec franchise réduite est fortement recommandée vu l’état de certaines routes. Lisez attentivement ce qui est couvert sur les routes non goudronnées ou pistes, car de nombreux contrats les excluent. Si vous comptez sortir des sentiers battus, mentionnez-le au loueur et choisissez une couverture adaptée.
Les loueurs internationaux sont présents à l’aéroport de Tirana et dans les grandes villes, offrant plus de garanties mais à des prix supérieurs. Les agences locales proposent des tarifs plus attractifs (à partir de 20-30 euros par jour en basse saison) mais demandent une vigilance accrue sur l’état du véhicule au départ et les conditions contractuelles. Photographiez toujours le véhicule sous tous les angles avant de partir.
Routes, parkings et carburant ce qu’il faut savoir avant de prendre le volant
Les routes principales albanaises comme la SH1 (axe nord-sud) et la SH8 (route côtière) sont globalement en bon état, avec des portions récemment rénovées et parfaitement carrossables. En revanche, certaines routes secondaires, notamment en montagne ou vers des villages reculés, présentent des nids-de-poule, des portions non goudronnées et des virages serrés qui rallongent significativement les temps de trajet. La route panoramique vers Llogara ou celle qui mène aux Alpes albanaises en sont de bons exemples.
Le carburant coûte environ 180 à 200 leks le litre (1,60 à 1,80 euros), soit un niveau proche des prix européens. Les stations-service sont nombreuses dans les villes et sur les grands axes, mais se raréfient dans les zones rurales. Il est donc conseillé de faire le plein avant de partir vers les montagnes ou les zones isolées, car vous pourriez parcourir 50 kilomètres ou plus sans croiser de station.
Pour le stationnement, les centres-villes comme Tirana disposent de zones payantes signalées par un marquage bleu au sol. Le paiement se fait généralement auprès d’un agent en gilet qui passe régulièrement ou via des bornes. Les tarifs restent modestes (50 à 100 leks de l’heure). Dans les stations balnéaires en haute saison, trouver une place peut être un vrai défi, surtout à Dhermi, Himara ou Ksamil. Arriver tôt le matin ou privilégier un hébergement avec parking facilite grandement les choses.
Se déplacer en ville et le long de la Riviera albanaise
Une fois installé dans une ville ou sur la côte, vos besoins de transport changent : trajets courts pour rejoindre un restaurant ou un site, liaisons vers les plages environnantes, excursions vers des points d’intérêt naturels. Entre taxis, marche, bus urbains, bateaux et transferts organisés, plusieurs solutions complémentaires s’offrent à vous pour composer un mix de transports adapté à votre rythme et votre budget.
Se déplacer à Tirana transports urbains taxis et marche à pied
Tirana se découvre très bien à pied dans son centre-ville compact, où se concentrent la plupart des sites touristiques : la place Skanderbeg, le quartier du Blloku, le Grand Parc et les musées. Vous pouvez facilement marcher d’un bout à l’autre de la zone centrale en 20 à 30 minutes. Pour les distances plus longues ou pour rejoindre votre hébergement excentré, la capitale dispose d’un réseau de bus urbains bon marché (40 leks le ticket, environ 0,35 euros) qui couvrent l’ensemble de la ville.
Les taxis sont très nombreux et restent abordables avec un prix moyen de 300 à 700 leks (2,50 à 6 euros) pour un trajet en ville. Privilégiez les compagnies officielles reconnaissables à leur enseigne et compteur, ou utilisez l’application locale Taxi One qui fonctionne comme Uber. Cela vous évite les négociations et garantit des tarifs transparents. Pour rejoindre l’aéroport international de Tirana (à environ 17 km), comptez 2 000 à 2 500 leks en taxi ou prenez le bus Rinas Express pour 400 leks.
Tirana développe aussi progressivement des pistes cyclables et des services de vélos en libre-service, particulièrement agréables pour explorer les parcs et le quartier du Grand Parc artificial.
Comment rejoindre et longer la Riviera albanaise bus ferry et voiture
La Riviera albanaise s’étend de Vlora au sud jusqu’à Saranda, en passant par le col spectaculaire de Llogara et les plages de Dhermi, Jale, Himara, Borsh et Ksamil. Pour rejoindre cette région, vous pouvez prendre un bus depuis Tirana vers Saranda (point d’entrée sud, souvent via un passage par Corfou en ferry pour les voyageurs venant de Grèce), ou vers Vlora (porte d’entrée nord de la Riviera).
Une fois sur place, des bus et minibus relient quotidiennement les principales stations balnéaires avec des départs généralement le matin et en milieu d’après-midi. Ces liaisons sont pratiques pour passer d’une plage à l’autre sans véhicule, mais demandent de s’adapter aux horaires locaux. La voiture reste néanmoins l’option la plus confortable pour longer la côte, s’arrêter dans les petites criques isolées et profiter des nombreux points de vue panoramiques sans contrainte.
Pour une expérience différente, des liaisons en bateau ou en ferry existent également pour rejoindre certaines plages difficiles d’accès par la route ou pour des excursions vers les îles comme Ksamil ou Sazan. Ces trajets maritimes offrent une perspective magnifique sur le littoral et permettent de découvrir des criques secrètes accessibles uniquement par la mer.
Accéder aux sites naturels et villages reculés transferts privés et excursions
Pour les destinations plus isolées comme le parc national de Theth, la vallée de Valbona, le lac Koman, le Blue Eye (Syri i Kaltër) ou certains villages de montagne authentiques, les transports publics directs sont rares ou inexistants. Dans ces cas, plusieurs solutions s’offrent à vous selon votre budget et votre recherche d’autonomie.
Les transferts privés ou taxis partagés sont couramment organisés depuis Shkodër vers Theth ou Valbona, avec des départs groupés le matin. Comptez environ 25 à 35 euros par personne pour un trajet aller. Ces transferts peuvent être réservés via votre hébergement ou des agences locales et permettent de rejoindre ces sites spectaculaires sans vous soucier de la conduite sur des routes de montagne parfois impressionnantes.
Les excursions organisées à la journée constituent une autre option populaire, notamment depuis Tirana ou Saranda. Elles incluent généralement le transport, un guide et parfois les repas, pour des tarifs allant de 40 à 80 euros selon la destination. C’est une solution pratique pour visiter le Blue Eye, le château de Gjirokastër, faire le ferry sur le lac Koman ou une randonnée guidée dans les Alpes albanaises sans gérer la logistique.
Enfin, pour les randonneurs aguerris, certains itinéraires permettent de relier les sites à pied, comme le trek mythique de Valbona à Theth qui traverse les montagnes sur une journée complète. Dans ce cas, vous organiserez un transfert pour l’aller et le retour aux points d’entrée et de sortie du trek.
En conclusion, l’Albanie offre une belle variété de moyens de transport qui peuvent être combinés selon vos envies et votre budget. Que vous choisissiez la liberté de la voiture, l’authenticité des transports publics ou un mix des deux, vous découvrirez un pays aux paysages magnifiques et aux habitants accueillants. L’essentiel est d’anticiper vos déplacements principaux, de rester flexible sur les horaires et de profiter du voyage autant que des destinations elles-mêmes.
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