“Route pêche Grand Nord” de Chris Miller, textes traduits par Alexis Gloaguen.

18 photographies sur bâches (100x150cm) montées sur châssis bois exposables en extérieur.

“Route pêche Grand Nord” est une sélection d’images issues du travail du photographe Chris Miller spécialiste de la pêche commerciale en Alaska.

Les photos de Chris montrent la générosité des mers du Grand Nord  Cabillauds, crabes royaux et crabes des neiges, saumons et fletans gigantesques  sont là pour rappeler aux consommateurs que nous sommes toutes ces espèces sont fragiles et qu’il faut veiller à leur préservation.

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ChrisMiller-16Photographe américain vivant en Alaska, Chris Miller est aussi patron pécheur. Il nous embarque pour une épopée photographique au large des mers de Bering et du Golfe d’Alaska. Amoureux de la mer et de la pêche, il nous fait partager sa passion aux travers de photographies exceptionnelles qui mettent en scène les hommes et leurs techniques de pêche au milieu de paysages hallucinants. Crabes géants, mer de glace, poissons effrayants, lumières crystallines, c’est un voyage au dépaysement total qu’Escales Photos nous propose cette année à Hoedic. (photo ©Chris Miller, reproduction interdite sans autorisation de l’auteur)

A leurs premiers stades de développement, les sociétés utilisaient la pêche comme un moyen de subsistance. Elles se servaient de pièges, de lances, d’hameçons et de filets. Au fil du temps, ces savoir-faire primitifs de capture du poisson évoluèrent vers l’économie des pêcheries modernes qui nourrit aujourd’hui des milliards d’humains sur l’ensemble du globe. L’humanité s’est multipliée de manière exponentielle et son appétit pour les créatures de la mer a augmenté en proportion. Il reste que, malgré la croissance régulière de l’exploitation des océans, la seule figure à être demeurée et à avoir traversé le temps est celle du pêcheur.

L’action de pêche, quels que soient les avantages des technologies modernes, reste une mise à l’épreuve de l’homme face à l’océan. En attendant le jour où la pêche sera entièrement automatisée, les pêcheurs devront se mesurer aux éléments et travailler de longues heures pour approcher, récolter et transformer l’abondance de la mer. Ceci est vrai d’une entreprise d’une seule personne, ce l’est tout autant des grands chalutiers-usines dont l’équipage compte une centaine de marins. L’État d’Alaska est le symbole des eaux pures, des pêcheries bien gérées et de leur évolution, quelle que soit l’échelle, aussi bien que de la lutte de ses pêcheurs pour subvenir à leur existence dans l’un des environnements maritimes les plus difficiles du monde.
          Les pêcheurs de l’Alaska récoltent plus de la moitié des ressources marines commercialisées aux États-Unis. Celles-ci proviennent des eaux fertiles de la mer de Béring, du golfe d’Alaska et d’une côte plus longue à elle seule que toutes les autres du pays mises bout à bout. Une gestion commune de la part de l’État et du gouvernement fédéral, tout autant qu’un environnement préservé, fournit les bases d’une ressource renouvelable qui peut et devrait continuer à nourrir le monde à perpétuité. Mais, au fur et à mesure que les sociétés humaines ont évolué, la rupture entre la mer et ce qu’on trouve dans l’assiette s’est amplifiée de génération en génération.
          Dans le monde moderne, le consommateur moyen reste à distance et sait peu de choses du travail de ceux qui fabriquent ses vêtements, des matériaux et des ouvriers qui sont à l’origine des équipements électroniques chaque jour plus nombreux qu’il utilise, des gens qui cultivent et récoltent la nourriture qu’il mange. Les photographies que je prends sont un essai pour rétablir le lien entre l’observateur et la nourriture qu’il voit dans son assiette et vient de la mer. Mon but est de montrer la manière dont le poisson est pêché et de raconter l’existence au jour le jour des hommes et des femmes qui sillonnent les eaux de l’Alaska pour prendre la multitude des espèces que nous recherchons. à mesure que les ressources se raréfient sur la Terre entière, il incombe aux consommateurs de savoir d’où provient leur nourriture et de comprendre les conséquences qu’il y a à récolter, à élever ou à fabriquer de manière non durable et destructrice de l’environnement. Jusqu’à ce que nous décidions d’exploiter avec plus de précautions nos biens et nos ressources, la planète et les générations futures souffriront des effets de nos excès délibérés.
Chris Miller
Traduction Alexis Gloagen
Chris MILLER
Lui-même pêcheur, Chris Miller est photographe freelance. Il vit à Juneau en Alaska.
Ses photographies sont diffusées dans la presse écrite américaine et internationale, à la télévision américaine et dans de nombreux ouvrages : le Worcester Telegram & Gazette, le New York Times, Anchorage Daily News, Alaska Magazine, Newsweek, First Alaskans, People, the Daily Show with Jon Stewart, CNN…
Son travail est représenté par des agences : Alaska Stock, the Associated Press, and Zuma Press. Il a également pour clients : Ocean Beauty, Alaska Seafood Marketing Institute, University of Alaska Southeast, Juneau Convention and Visitors Bureau, Copper River Marketing Association, Wholefoods, Schiedermayer and Associates, et la Patagonie.
Il travaille actuellement sur un projet à long terme sur la pêche commerciale en Baie de Bristol.

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