A Hoëdic

“Plein feu sur la Saint-Goustan” de Xavier Dubois (Nouveauté 2018)

Ce n’est pas le pardon le plus connu de Bretagne. Mais à Hoëdic, la Saint-Goustan est l’un des rendez-vous populaires les plus importants de l’année.

Chaque dernier week-end de novembre depuis 1896, l’île toute entière fête son saint patron.

« J’ai toujours connu la Saint-Goustan et mes parents aussi », lance Christian Allanic, 72 ans, en entrant chez Jeanne à La Trinquette, l’incontournable bistrot ouvert à l’année. Car c’est autour du zinc, entre les tables en formica et le coin « presse », que commencent les festivités ! Dans la fraîcheur de ce début d’hiver, Hoëdicais et visiteurs convergent vers le café aux vitres embuées par trop de rires, d’amitiés et de joies partagés.

Entre de savoureuses retrouvailles et les verres qui s’entrechoquent, surgit la voix familière de Marc Allanic, doyen de l’île. « Marie, Marie je t’aime et il fait beau à nouveau. Et à l’abri de la chaumière, nous écoutions régner la mer. » Un émouvant hommage aux « goëmoniers » de Michel Tonnerre, repris à l’unisson par l’assemblée, conquise et frissonnante.

Le photographe Xavier Dubois a suivi ces hommes et ces femmes.

TEXTE : Guénaelle Théaud avec la revue îL(e)s

“Vers les îles” de Nadia Ferroukhi

Nadia Ferroukhi a séjourné quelques jours à Houat, Hoëdic et New-York sur la demande du festival avec la mission de poser son regard sur la particularité de ces espaces qui ne sont accessibles pour la majorité d’entre nous que par la mer. Alain-Gabriel Monot l’a accompagné sur les îles du Mor Braz : Nadia, elle, photographie. A Houat et Hoëdic, à New-York, elle capte les regards, les attitudes, les visages, les mains des passeurs d’eaux salées et d’eaux douces. Elle est comme ces enfants qui inlassablement regardent à la fenêtre ou par-dessus l’épaule de leur père. Partout elle circule dans le dédale des villes et sur l’herbe rase de la dune.

 

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